Le samedi 4 février, Patricia Highsmith vient de mourir à l’âge de 74 ans. La reine des angoisses et des effrois minuscules part sur un dernier roman qu’on pourrait prendre pour un testament, une histoire presque sentimentale, mêlant l’étude sociale et le récit amoureux. Peu de policiers en maraude, pas le moindre détective : Small g nous entraîne dans une communauté gay où le sida ne cesse de faire des ravages, où l’on continue de draguer mais en gardant présente l’angoisse de la mort.
Peter, vingt ans, est assassiné par des toxicomanes en manque. Dans le milieu homosexuel zurichois, qui gravite d’ordinaire assez paisiblement autour d’un bar, le Small g, ce drame révèle les haines, attise les angoisses, dévoile les blessures secrètes des êtres. Rickie, l’ami de Peter, hanté par la peur du vieillissement et du sida ; Luisa, la jeune couturière candide, sous la coupe d’une patronne haineuse ; bien d’autres encore...
Titre pour l’édition française : Small G, une idylle d’été.